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Un petit brin de poésie…

Dans ton regard, combien de souvenirs se cachent et ne veulent plus se dire…

Dans ton regard, je te retrouve et mon coeur s'émeut encore...

TRANSHUMANCE

Désormais,
C’est vers des terres nouvelles
Que mes yeux dessillés regarderont …
C’est en scandant tes appels
Que mon coeur répondra au tien …

J’ai l’âme striée d’incrustations salines
Où coule le sang de rêves maritimes,
Anxieux de départs nouveaux,
Pierre durcie au feu des mouvances,
Aux ailes de goéland,
Grisées de vent contrit …

J’ai le coeur ouvert et plein d’errance,
Transhumance jetée au pont des souvenirs …
Mon âme s’éprend, se meut et se déploie,
Grand cerf-volant des amours flétries …
Un jour viendra ouvrir mes rêves de cavalcade,
A dos de sirène ou de mouette grise …
Mon rêve maritime naviguera plein vent,
A marée de prière, de silence et d’infini …

J’ai la tête ouverte, à couleur de goémon vert,
Flottant entre deux rives,
Entre deux cailloux blancs …
Elle est pleine de rires marins,
De confidences promises, de cieux entrouverts …
Ma tête résonne et chante en toi
L’espérance des horizons retrouvés et bénis …

Mon corps n’est que chanson, musique et accord,
En harmonie de coeur, de conscience et de paix …
Mon corps n’est plus à moi …
Il s’est envolé vers toi, aux confins du temps,
Retrouver ta conscience soumise,
Vague ballottée et transie,
Route fière et lumineuse,
A couleur de saisons neuves,
En espoir bucolique
De moissons douces et abondantes …

Toi, terre nouvelle,
M’accueilleras-tu derrière tes volets clos ?
Ne tire pas tout de suite les rideaux,
J’arrive et je te connais si peu !

Donne-moi d’entrer chez-toi !
Comme ça doit être beau !

Poème extrait de: Cantilènes et chants de mer - Humanitas – Montréal

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Un peu de bio…

Photo de Maurice prise par Christian Thériault

Je suis né au bord de la mer, à Pointe-Jaune, un petit village nord-côtier de la Gaspésie. Après des études classiques au Séminaire de Gaspé et universitaires à Winnipeg, Trois-Rivières, Montréal et Québec, je suis revenu à Gaspé en 1961, où j’ai œuvré dans le domaine de l’enseignement de la langue française durant trente-cinq ans.

Retraité depuis 1996, je partage mon temps entre l’écriture, la peinture, la musique et le théâtre. J’ai déjà publié dix-huit volumes, – le dernier est sorti des presses en décembre 2007 – parmi lesquels on retrouve des œuvres poétiques, des romans, des essais et une trilogie romanesque : La chevauchée des pèlerins. Elles sont été éditées et publiées en grande partie par la maison Humanitas de Montréal. Par contre, on retrouve mes huiles, aquarelles et encres dans des collections particulières, au Québec, au Canada, au Japon, aux États-Unis et en France. Occasionnellement, j’expose mes œuvres picturales dans des galeries d’art de la région.

En 1988, je recevais le prix Mérite culturel gaspésien, décerné par la Société historique de la Gaspésie pour l’ensemble de mon travail et en reconnaissance pour ma contribution au développement culturel de la Gaspésie. En mai 1996, je devenais le récipiendaire de la Médaille d’argent de l’Ordre du Mérite de la Fédération des commissions scolaires du Québec, pour services rendus à l’éducation au Québec.

Voilà pour la biographie et les pages déjà tournées…

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Un petit brin de poésie – 2

Ô pays de mon enfance, que de souvenirs s'y lovent encore...
                  Ô pays de mon enfance,
        que de souvenirs s’y lovent encore…

HOMMAGE

Chanter son pays,
Ses beautés et ses richesses,
C’est rendre hommage à ses origines,
À ses racines
Et, ensuite,
Comme un magistral hymne à la VIE,
C’est raconter avec nostalgie,
De belles et tendres histoires d’amour
Si douces à entendre…

Voilà pourquoi
Je voudrais vous parler d’amour
Et vous raconter une magnifique page de vie,
La vôtre,
Hommes de courage et de légende
Qui avez inlassablement labouré la mer…

Recueillez-vous un moment…
Vous, les sans peur, les sans reproche…
Des mots tournent en farandole incessante
Et me prennent par la main
Pour me conduire vers vous,
Hommes valeureux,
Des mots en long et en large,
Aux couleurs de la mer à naviguer…

Votre histoire est déjà accrochée
Aux rives de cran et de goémon,
Comme autant de racines profondes
En cette terre de Gaspésie,
Ce pays si fier,
Noué à votre coeur et à votre existence…

Au détour du temps,
Votre trame de vie s’est tissée
Sur cette presqu’île du bout du monde,
Une vie enchevêtrée de naufrages,
De partances,
D’arrivées à bon port…

Votre histoire palpitante,
Comme un coeur qui bat
À son premier secret d’amour,
Il ne faudra jamais qu’elle soit oubliée….
Il nous faudra la conserver pieusement
En notre mémoire collective…

Car elles sont illustres ces pages,
Où l’on retrouve les plus belles
Et les plus exaltantes aventures
Qu’il nous soit encore possible de raconter :
Un heureux mélange de ténacité,
De vaillance et de foi…

Car, voyez- vous,
Ô pêcheurs émérites,
Votre courage est inscrit en lettres d’or
Sur vos fronts burinés par le temps
Et les grands vents du large…

Contre vents et marées,
Vous avez incarné l’âme du beau pays à construire…
Vous avez édifié votre région
Qui brille maintenant,
Comme un diamant de grand prix,
Incrusté dans la dentelle du littoral gaspésien…

Tous ensemble
Nous nous souvenons,
Puisque le moment est venu
De vous chanter notre reconnaissance…

Car,
Pour rendre hommage à des pêcheurs courageux,
À des hommes forts et tenaces,
À des épouses patientes dans leurs longues attentes,
Si valeureuses dans l’exécution
Et la bonté de leurs gestes quotidiens,
Nous devons nous recueillir profondément
Et faire appel à la fidélité pieuse qui nous habite…

Honneur à vous,
Hommes fiers à figure de héros…

Honneur à vous,
Bâtisseurs d’un pays sans bon sens…

Honneur à vous,
Hommes de légende,
De pêches fabuleuses,
Détenteurs de secrets fantastiques,
Venus des abysses profonds de la mer,
Lourds de sens,
De vie nombreuse et insoupçonnée
À transmettre en héritage…

Honneur à vous,
Épouses vaillantes,
Au coeur si bien rempli
De cantilènes et de chants de mer…

Cet hommage a des horizons vastes comme la vie…
Car la mer est trop profondément inscrite dans votre coeur et dans votre âme pour que vous puissiez l’oublier un jour…

Quand l’amour aura pâli,
Quand le pays aura disparu au bout de vos yeux,
Quand vos rêves auront pris de l’âge,
Alors,
Vous viendrez vous asseoir au bout du quai
Et vous vous souviendrez…

Vous prendrez vos souvenirs et vos odeurs de jeunesse
Par la bride
Et vous les donnerez aux goélands…
À leur tour,
Ils les amèneront prendre le frais de l’immortalité,
En salant votre âme comme un hareng d’automne…

Ainsi,
Jamais nous ne pourrons oublier
Que nous venons du plus beau pays du monde,
Que le cri du goéland qui passe, c’est le vôtre :
Un grand cri de liberté vagabonde…

Accoutumés à respirer l’air du large,
Dans toutes ses senteurs de mystères,
Vous écouterez de nouveau le vent
Vous raconter le plaisir et la fierté qu’il a eus
À caresser les flancs de vos barques,
Dans les tempêtes comme dans les accalmies…

Et là,
Pêcheurs,
Capitaines,
Hommes de mer,
Si vous prenez le temps de vous recueillir
Comme pour une prière,
Vous l’entendrez rire…
Puis,
Presque en chuchotant,
Comme un léger souffle de brise d’été,
Il vous dira MERCI.

Merci,
Parce que vous avez su vous tenir debout,
Parce que vous avez compris que le courage
Est au bout de vos yeux
Et non par-dessus vos épaules…
Merci,
Parce que vous nous avez si bien enseigné que la mer,
C’est le plus beau des mystères…
Et que lorsqu’elle se met à parler d’amour,
C’est pour la VIE…

Comme elle fut belle, la vôtre,
Marins de race et de rêves !
C’est la plus belle histoire qu’il soit possible de raconter…

Cet hommage de reconnaissance,
Permettez-moi de vous le confier enfin…
Car,
De l’eau salée dans les veines,
Ça ne se baptise pas…
C’est mon père Joseph,
Pêcheur de morues et de rêves,

Qui m’a appris cela
En regardant le large…

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